Question écrite n° 13014 de M. Didier Guillaume (Drôme - SOC)
publiée dans le JO Sénat du 15/04/2010 - page 936
M. Didier Guillaume interroge M. le secrétaire d'État chargé des transports sur les délais anormalement longs pour passer le permis de conduire.
Le 13 janvier 2009, le Comité interministériel de la sécurité routière (CISR), réuni par le Premier ministre, annonçait le lancement de la réforme du permis de conduire pour le rendre « moins long, moins cher et plus sûr ».
Or, un an après ces annonces et malgré le recrutement de 35 nouveaux inspecteurs du permis de conduire au niveau national, la mesure phare de cette réforme, le raccourcissement des délais, semble compromise. Il est à craindre l'impossibilité de mettre en place les 250.000 places supplémentaires qui devaient être créées en 2010 et 2011.
Cette carence est extrêmement dommageable aux nombreux jeunes arrivant sur le « marché de la conduite » dont ceux encouragés par le permis à 1 €. En outre, le temps d'attente pour repasser, le cas échéant, cet examen renchérit son coût par des heures de conduite supplémentaires (à 37 € de l'heure en moyenne) et, dans les cas extrêmes, par l'obligation de repasser son code quant le délai entre l'examen du code et celui de la conduite est supérieur à 1 an, ce qui est le cas dans certaines villes.
C'est pourquoi il lui demande comment il envisage de respecter l'engagement pris le 13 janvier 2009 et s'il n'y a pas lieu, en particulier en une période difficile pour la recherche d'emploi, de tout faire pour faciliter la mobilité professionnelle en favorisant l'accès au permis de conduire dans des délais acceptables.